1. Pourquoi un devis reste sans réponse
Le silence n’est pas un refus. Derrière la plupart des devis sans réponse, il y a l’une de ces raisons :
- Le client compare. Il attend les autres devis avant de répondre à qui que ce soit.
- Il a une question. Une ligne n’est pas claire, mais il la juge trop petite pour appeler.
- Il attend quelque chose. Un prêt, une aide, l’avis de son conjoint, la fin d’autres travaux.
- Il a oublié. Votre mail a glissé sous cinquante autres.
Aucune ne se règle toute seule. Chacune se lève avec une relance qui apporte la bonne réponse.
2. Quand relancer : J+2, J+7, J+21
Chaque relance a besoin d’une raison. Voici un rythme qui marche pour la plupart des devis :
- J+2 : vérifier la réception. Un SMS court : le devis est-il bien arrivé, s’ouvre-t-il ? Facile à envoyer, facile à répondre.
- J+7 : lever un doute. Un appel, doublé d’un SMS en l’absence de réponse. C’est souvent là que le projet se débloque.
- J+21 : faire le point. Un message court qui permet de répondre « toujours d’actualité », « reporté » ou « parti ailleurs ».
Si le client vous a donné une date (« après les vacances »), elle passe avant tout calendrier : notez-la, et revenez vers lui un mois avant.
3. Quoi écrire, selon la situation
La situation change ce dont le client a besoin :
- Pas de réponse : parlez du devis, pas de son silence. Vérifiez la réception, puis proposez d’expliquer une ligne.
- « Je vais réfléchir » : envoyez le récapitulatif dont a besoin la personne absente au rendez-vous, puis demandez quel point fait hésiter.
- Projet reporté : convenez d’une période, gardez un contact léger, et revenez vers lui avant qu’il ne relance sa recherche.
- « C’est trop cher » : montrez ce qui est inclus et comparez à prestation égale, puis proposez une option plutôt qu’une remise.
4. Mail, SMS ou appel ?
Chaque canal a son rôle :
- Le SMS pour les messages courts : vérifier la réception, proposer un créneau. Il est lu dans la journée.
- L’appel pour la conversation : un doute, une hésitation, une objection de prix.
- Le mail pour garder une trace : un récapitulatif, un devis ajusté, la clôture du dossier.
Une règle simple : on appelle pour échanger, on écrit pour garder une trace.
5. Un modèle de relance à copier
La structure en quatre temps de tous les messages du générateur. Remplacez les crochets, gardez l’ordre.
Modèle vierge
Bonjour [Prénom],
[Le contexte : quel projet, quel devis, envoyé quand.]
[Quelque chose d'utile : une réponse, une option, un créneau disponible.]
[Une question simple : « Je vous réserve le 14 ? »]
[Une porte de sortie : « Si le projet est en pause, dites-moi simplement quand revenir vers vous. »]
[Votre prénom] [Entreprise]
6. Les erreurs qui coûtent le projet
Cinq réflexes qui transforment une relance en pression, ou en silence :
- « Je me permets de revenir vers vous… » ne dit rien, sinon que c’est une relance de plus.
- « Avez-vous pris votre décision ? » force un choix que le client n’est peut-être pas prêt à faire.
- « Sans nouvelles de votre part… » sonne comme un reproche.
- Attendre qu’il revienne. Parfois, il revient. Plus souvent, il signe avec celui qui a relancé.
- Baisser le prix à la première objection. Montrez d’abord ce qui est inclus, puis ajustez le périmètre.
Pour aller plus loin :Comment relancer un devis sans être lourd (+ 5 modèles)

